Eighteen - Thierry Micouin

Mercredi 19 et jeudi 20 mai 2021
Danse, Temps fort
« Eighteen » évoque la relation père-fille à travers le vécu de Thierry Micouin et celui de sa fille Ilana, tous deux danseurs et réunis sur scène pour un subtil duo. À la fois dialoguée et dansée, la pièce revisite l’histoire de la danse contemporaine mêlant habilement intime et grande histoire. Une superbe déclaration d’amour au métier de danseur.

En partenariat avec Le Monfort Théâtre

 

Il a sans doute fallu du courage à Thierry Micouin et à sa fille de 20 ans pour se livrer sur le plateau au récit de leur relation entre père danseur-chorégraphe et fillette puis adolescente. Et il faut indiscutablement bien du talent pour le faire avec autant d’humour, de tendresse, de panache, et accéder ainsi à cette brise de vérité, si revigorante !

 

Dans une intrication de médias : danse, texte, vidéos, théâtre, et même un croustillant jeu des sept familles revisité, le père et sa fille, avec l’énergie de leur amour filial, dévoilent l’intimité d’un parcours qu’ils ont à la fois vécu ensemble et différemment. Assumant le ton de la confidence, la fraîcheur d’une « première fois où l’on se dit tout », le duo nous raconte, par le geste dansé et par la voix, ses questionnements passés, contigus ou respectifs, ses découvertes, ses moments-clés. La première audition, la triche sur l’âge dans un C.V., la Cour d’Honneur au Festival d’Avignon, les lettres de spectatrices, les non-dits sur l’homosexualité du père... tandis que la fille savait. Très loin de l’autofiction adressée aux publics dits « avertis », Thierry Micouin, en invitant sa fille à donner en partage son regard innocent d’enfant, fait ici un joli pied de nez au préjugé dévolu à l’ego des artistes, et, dans les entrelacs de sa propre trajectoire, dresse en toute modestie un petit panorama de l’histoire de la danse contemporaine.

 

Drôle, pétillant, touchant, emmené d’un peps étourdissant, ce spectacle se double d’un témoignage, celui de l’attachement à l’art et à la vie, et à ce qu’ils ont en commun : la mémoire et la transmission.

 

Durée : 1h

 

Chorégraphie : Thierry Micouin | Interprétation : Ilana Micouin et Thierry Micouin | Regards : Pénélope Parrau, Dalila Khatir | Création sonore : Pauline Boyer | Création lumière : Alice Panziera I Régie générale et son : Benjamin Furbacco

Production : T.M Project, La Ménagerie de Verre (accueil studio, coproduction et premières), Ballet du Nord, Centre chorégraphique national de Roubaix (accueil studio et coproduction), Le Musée de la Danse, Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne (accueil studio et coproduction) / Centre chorégraphique national d’Orléans (accueil studio et coproduction), Conservatoire musique et danse Edgar-Varèse de Gennevilliers (accueil en résidence), Flux Laboratory Genève (accueil en résidence) – DRAC Bretagne (aide à la structuration) - Région Bretagne (soutien au projet artistique et culturel) - Ville de Rennes (soutien au projet artistique et culturel)

 

Retrouvez notre interview de Thierry Micouin et Ilana Micouin :

 

▶ VIDEOBOX - Carte blanche à Thierry Micouin

 

En complément du spectacle, Thierry Micouin se saisit de cette carte blanche pour projeter plusieurs de ses œuvres vidéos ainsi qu'un film de César Vayssié et Boris Charmatz, et le film exceptionnel Watermotor de Babette Mangolte avec Trisha Brown, l'icône de la danse post-moderne !

Du mercredi 19 mai au samedi 5 juin 2021, dans l'espace Videobox en accès libre.

 

Liste des films projetés : 

 

Dos à dos (2010) - 2 films de 18min30

À partir de consignes très simples de verbes d’action, Thierry Micouin a demandé à des enfants de primaire de composer 6 courts duos. Dos à dos et les yeux fermés, ils reproduisent ces gestes avec lenteur et minimalisme.

Installation vidéo conçue par Thierry Micouin pour le Petit Musée de la danse, dans le cadre de l'expo brouillon, une exposition Musée de la danse / La Criée, centre d'art contemporain / Le Pavillon, laboratoire de création du Palais de Tokyo (Rennes, 2010)

 

L’Ombre dans l'eau (2009) - 11min

L’Ombre dans l’eau est le résultat du travail développé au cours de plusieurs ateliers chorégraphiques avec des élèves de CM1. En utilisant la vidéo comme témoin du rapport des enfants avec l’eau, cette création les engage sur un travail autour du mouvement aquatique, notamment à travers des séquences filmées en piscine.

Chorégraphie et conception : Thierry Micouin, Valérie Nogue-Hubert, Bruno Leroux | Réalisation : Thierry Micouin | Ecole de la Duchesse Anne (Rennes)

 

Ô Sensei (2012) - 8min

La danseuse Catherine Diverrès est filmée par Thierry Micouin pour la pièce Ô Sensei.

 

Cantieri, carnet de route (2003) - 9min

Danseur chez Catherine Diverrès, Thierry Micouin engagé dans la création de Cantieri, a filmé ses impressions au cours d’une résidence de la compagnie à Palerme. Journal de voyage et de création d’une écriture rigoureuse et sensible, ce film interroge la mémoire et le temps, le mobile et l’immobile.

 

Cantieri, la terra (2003) - 5min30

Au début de Cantieri, la pièce de Catherine Diverrès, est projeté un film en noir et blanc qui évoque la poétique du cinéaste Pier Paolo Pasolini. Deux danseurs explorent l’espace des cantieri, suivant des trajectoires qui tiennent à la fois de l’élan et du combat, de la recherche d’équilibre et de son contraire.

 

Watermotor (1978 de Babette Mangolte - 14min

Figure emblématique de la postmodern dance, la chorégraphe Trisha Brown signe une performance solo historique.

 

Levée (2014) de César Vayssié et Boris Charmatz - 14min22

D’après Levée des conflits de Boris Charmatz

Pièce labyrinthique, construite sur un long canon de gestes à la dérive, Levée des conflits est un spectacle impossible à restituer dans sa globalité ; un instantané chorégraphique constitué de 25 gestes simultanés, qu’aucun œil ne peut embrasser d’un seul regard. Plutôt que de chercher par la captation à rendre quelque chose de cette expérience perceptive, César Vayssié a fait le choix d’un film inclassable, entre plongée abstraite, documentaire et film de genre. Tourné dans la Ruhr, sur le site minier de "Halde Haniel" – un immense terril en forme de spirale – son film propulse la danse dans une zone indéterminée, à la frontière entre science-fiction et anthropologie.

Interprétation : Or Avishay, Eleanor Bauer, Matthieu Barbin, Magali Caillet-Gajan, Ashley Chen, Sonia Darbois, Kerem Gelebek, Peggy Grelat-Dupont, Gaspard Guilbert, Christophe Ives, Dominique Jégou, Lénio Kaklea, Jurij Konjar, Élise Ladoué, Maud Le Pladec, Catherine Legrand, Naiara Mendioroz, Andreas Albert Müller, Mani A. Mungai, Élise Olhandéguy, Qudus Onikeku, Felix Ott, Annabelle Pulcini, Simon Tanguy | Prises de vue et montage : César Vayssié | Assistante à la chorégraphie : Anne-Karine Lescop | Son : Olivier Renouf | Régisseur : Fabrice Le Fur | Habilleuse : Stefani Gicquiaud | Pilote : Holger Lubbe | Machiniste hélicoptère : Thomas Lempke | Hélicoptère : Heli NRW | Matériel caméra : Loca-images | Post-production : Firm | Diffusion : terrain | Production : Musée de la danse / Sandra Neuveut, Martina Hochmuth, Amélie-Anne Chapelain. Musée de la danse / Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne. Direction : Boris Charmatz. Association subventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication (Direction Régionale des Affaires Culturelles / Bretagne), la Ville de Rennes, le Conseil régional de Bretagne et le Conseil général d’Ille-et-Vilaine | Coproduction : Same Art. Producteurs / Dimitri Chamblas et Amélie Couillaud | Remerciements : Yves Godin, et l’ensemble des collaborateurs du spectacle Levée des conflits, notamment les danseurs Nuno Bizarro, Matthieu Burner, Olga Dukhovnaya, Olivia Grandville, Taoufiq Izeddiou,Thierry Micouin, Fabrice Ramalingom, Nabil Yahia-Aïssa. Heiner Goebbels, directeur artistique et Marietta Piekenbrock, ainsi que Andreas Dietmann, André Schallenberg, Stephanie Funk, Albrecht Grüss, Christiane Schmitz et toute l’équipe de la Ruhrtriennale - International Festival of the Arts. Michael Sagenschneider et Bernd Lorscheidt - RAG Aktiengesellschaft. Alban Teurlai, Thierry Demaizières, Léo Monnet – Falabracks. Matthieu Goeury, programmation arts de la scène, Kunstencentrum Vooruit, Gand. | Filmé le 23 août 2013 à la Halde Haniel, Bottrop, Allemagne avec l’aimable autorisation de la Ruhrtriennale - International Festival of the Arts et de RAG Aktiengesellschaft.

 

 

Videobox est un espace permanent dédié à l'art vidéo, situé dans le vestiaire 9 du Carreau du Temple.