40 degrés

Vendredi 23 et samedi 24 juillet 2021
Danse
Dans le cadre de L'Hyper Festival, Yves Mwamba présente "40° degrés", une performance sous haute-tension !

 

40° symbolise le thermomètre dans le rouge prêt à exploser. La simple lecture de ces mots 40° degrés évoque d’emblée des sensations et convoque des images mentales. Pour cette performance, le chorégraphe Yves Mwamba s’intéresse aux énergies brutes, aux états de corps en quête de mouvement et de rythme jusqu’à l’épuisement.

 

Yves Mwamba revisite ce qu’on appelle communément la danse afro en s’intéressant à ses dynamiques et ce qu’elle génère de collectif. La danse afro est hybride, tirant ses influences dans les danses traditionnelles africaines et des danses urbaines se renouvelle chaque jour dans les grandes capitales. Elle se fabrique dans la rue, l’endroit par excellence où l’on s’exsude, partage les nouveaux steps (mouvements) qui débarquent en même temps que les nouveautés musicales et qui font le tour du monde grâce aux réseaux sociaux. Ces chorégraphies s’inventent à partir de vocabulaires communs tout en appartenant à chacun. Le beat et les sonorités africaines ponctuent les mouvements. On aperçoit l’influence congolaise avec le Ndombolo, le Coupé décalé de la Côte d’Ivoire en passant par le Kuduro d’Angola , le Pantsula de l’Afrique du sud. Si chacun de ces univers ont leur propre histoire, et se dansent sur la musique house ou l’afro Beat du Nigeria, mêlée au Hip-Hop…, ils fusionnent au cœur de la danse afro en mouvement perpétuel.

 

La danse afro n’est pas une pratique solitaire. C’est un moyen d’être ensemble en mode ngwasuma ou encore de s’enjailler dans une fête ou tout simplement en boîte de nuit. Cette ambiance où les gestes viennent de partout, où l’on crie, anime, encourage. L’émotion est présente, lumineuse, on appartient à cette famille de la danse où l’éloquence et l’élégance s’invitent. Ce que l’on voit c’est l’énergie vitale qui nous submerge. La danse afro apprend à décoloniser son corps, à sentir le rythme qui l’envahit notre corps et le restituer dans sa forme brute. Yves Mwamba a grandi dans ces ambiances magiques et il cherche à s’en saisir chorégraphiquement pour raconter l’histoire des migrations portées par des histoires singulières.