IDÉE² #26

Mardi 18 avril
Conférence
Idée² - Les Jeudis de la Sorbonne, c’est le rendez-vous régulier du Carreau du Temple qui propose en accès libre des débats et conférences aux formats innovants et variés, abordant des questions d’actualité et de société.

IDEE² – LES JEUDIS DE LA SORBONNE 
Culture et Printemps Arabe
Mardi 18 avril / 18h30 / Scène – Entrée libre

Idée² - Les Jeudis de la Sorbonne, c’est le rendez-vous régulier du Carreau du Temple qui propose en accès libre des débats et conférences aux formats innovants, dynamiques et variés, abordant des questions d’actualité et de société. Paris I Panthéon-Sorbonne s'associe aux Idée² et propose chaque année un cycle de conférences, Les Jeudis de la Sorbonne, organisé par les étudiants du Master 1 Direction des Etablissements ou Projets Culturels. Tout au long de cette année, les conférences questionneront le thème « Culture et Désobéissance ».

A cette occasion, Madame Docquiert et ses étudiants de Paris I Panthéon – Sorbonne s'associent aux Idées2 pour proposer un cycle de conférences qui questionnera le thème « Culture et Désobeissance ».

Le 18 avril, nous interrogerons donc la notion de désobéissance culturelle apparue lors des Printemps Arabes. Il s’agira de comprendre la place que la création artistique ou plus généralement la culture tient en temps de conflits.

Les révolutions du Printemps Arabe ont produit un certain nombre de manifestations culturelles et artistiques ; produits d’expressions personnelles devenant symbole d’une résistance contre des régimes répressifs. Ces manifestations ont parfois même été la source de soulèvements violents des peuples tunisiens, égyptiens, libyen, yéménites, et syriens contre les régimes en place.

L’art ne s’arrête pas aux objets créés mais s’étend également aux quêtes spirituelles et aux questions polémiques qu’il soulève et incarne. Grand nombre d’artistes ont utilisé l’art pour exprimer leur désaccord avec le modèle de société imposé. Ils ont parfois même utilisé l’art comme un objet de révolte.

Tout au long de ce 5ème rendez vous autour du thème Culture et Désobéissance nous examinerons ensemble le poids ainsi que les différentes formes qu’ont revêtu les actions de désobéissance lors de ces révolutions culturelles.

Quelles conséquences possibles à ces différentes manifestations ?

Cette révolution qui s’est développée au Maghreb et au Moyen Orient a-t-elle été le vecteur de nouvelles libertés et de nouveaux espoirs dans le domaine artistique et culturel ou a-t-elle au contraire ouvert la porte à des extrémismes encore plus radicaux tel que l’EI qui non seulement sanctionnent sévèrement toute dérive à leur modèle sociétal mais qui organise également une destruction organisée de sites culturels historiques?

La révolte culturelle et artistique est elle toujours en marche et recouvre t-elle toujours les mêmes formes? Jusqu’où la désobéissance va-t-elle lorsque les vies sont en jeu ?

Le Printemps Arabe a-t-il libéré la création artistique dans le monde arabe? Comment des œuvres d’art répondent-elles à cette révolution ? Sous quelles formes ? Quelles sont ses limites ?

Quelles revendications et quels nouveaux champs d’expression s’ouvrent aujourd’hui aux artistes du moyen-orient 6 ans après le début une telle expérience ? Quelles réactions et quel impact sur les occidentaux ?

Au delà de l'intérêt porté à la place qu'a occupé la création artistique dans l'opposition, nous aimerions interroger les différentes formes, interlocuteurs et récepteurs de cette désobéissance culturelle.

Le but de cette rencontre est de faire intervenir des personnalités ayant vécu ces situations extrêmes avec le public. L’intérêt étant de lancer un débat riche dans lequel chacun se sente libre de poser ses questions et d’interroger de façon critique des moments parfois encore méconnus et délicats à aborder.

→ Hala Alabdalla, cinéaste engagée, réalisatrice et productrice syrienne, elle travaillait entre la France, le Liban et la Syrie jusqu'au soulèvement de 2011 dans son pays natal qui a bouleversé sa vie et son travail. Née en 1956 à Hama en Syrie, elle est connue pour ses films: Je suis celle qui porte les fleurs vers sa tombe, Comme si nous attrapions un cobra, et Assiégé comme moi.

→ Hafida Jemni Di Folco, curatice indépendante. Enseigne l'art contemporain d'Afrique à l'Institut d'étude supérieure d'art à Paris (IESA art et culture). Elle y dirige le département Afrique au centre de recherche appliquée en culture contemporaine.

A l'initiative de la création de la revue d'art contemporain interactive, AFRIKADAA, qui apporte une autre perspective à la scène artistique contemporaine en racontant l'histoire et les trajectoires des communautés d'artistes au delà des frontières du marché.

 

Prochain rendez-vous : 
Lundi 24 avril à 18h30 avec Les Jeudis de la Sorbonne