Santiago Codon Gras

Danse
Divin@media.com, ce titre qui rappelle une adresse e-mail, se révèle être l'anagramme de la Divina Comedia de Dante.

« Cette œuvre est une mine d’or d’images étonnantes, tellement visuelles et transposables à la danse avec des corps en torsion, à l’envers, à plat ventre…En le lisant, j’avais immédiatement des mouvements qui traversaient mon esprit ! »

 

Santiago incarne un Dante contemporain 

C’est après avoir lu l’Enfer que Santiago s’est identifié au Dante de ce récit : Un homme qui entre dans la trentaine, artiste, sensible aux problèmes de ses contemporains et désirant atteindre un idéal. Pour cela, il devra faire le choix de regarder en face les maux et les vices de son époque. Affronter un enfer, le traverser, le contempler, le comprendre pour s’en émanciper.

 

Un Enfer médiatique 

Divin@media.com est une relecture de l’Enfer. Un enfer composé d’images, d’écrans, d’informations qui nous façonnent, nous matraquent et nous enferment. Au fur et à mesure que Santiago progresse dans ce voyage initiatique, il devra affronter les épreuves des neufs cercles de l’Enfer. S’engouffrer dans cette spirale d’épreuves reflétant des punitions dédiées à chacun des péchés (la luxure, la gourmandise, l’avarice, la colère, la violence (envers les hommes, envers Dieu ou envers soimême…), jusqu’à atteindre au centre, la Bête qui sommeille en chacun de nous.

 

Un parcours initiatique et un questionnement sur soi 

Il n’est pas question ici de proposer une simple illustration du récit. L’Enfer de Dante représente, dans son contexte et son contenu, un appel à la liberté d’expression, une remise en question et une aventure intime. C’est en somme un point de départ pertinent pour aborder le poids qu’excercent les médias sur nous et notamment Internet, ce lieu de non droit dans lequel on peut assouvir des fantasmes inavoués, se perdre, se transformer, se radicaliser.

 

Photos : Chris Le Bon