SOPHIE BOCQUET

Danse
« Entrer, sortir, ne pas s’attarder ». Tel était pour Raymond Carver le secret d’une histoire réussie. Avec trois bouts de ficelle – deux mots, une ellipse et beaucoup de silences. Tailler, couper, ciseler.

LE PROJET EN RESIDENCE : LA VIE EST UNE FETE ON DIRAIT...

 

C'est un road movie intimiste librement inspiré de nouvelles de Raymond Carver où s'entremêlent des personnages aux prises avec les drames, les émotions, les hasards de la vie. La faille peut surgir d'un minuscule détail et vriller vers une ligne brisée. La chorégraphie et les textes explorent des formes qui accommodent le désordre, le vertige et la confusion de l’expérience quotidienne.

 

« Il y a en premier l’écriture de Raymond Carver, qui méthodiquement, et de manière très précise, explore les déraillements du quotidien, avec tranchant et économie de moyens, où l’étrangeté repose sur la banalité même. Comment une image d’Épinal bascule dans un espace tragique.

Tout est presque donné … presque…

Quotidien : j’accorde une place importante dans ma recherche au mouvement intermédiaire, au faux-mouvement, au geste parfois « ordinaire », instant furtif où une main se pose presque par inadvertance et se déploie et se creuse par la suite, parce qu’on l’identifie.

Déraillement : guetter les vrilles qui peuvent s’amorcer dans le corps, les zones de risques, de déséquilibres, d’inconfort parfois.

Tranchant et économie de moyens : éviter le bavardage, le commentaire. Tout en laissant émerger une relative abondance (aux sens que je m’accorde et choisis : multitude, flot, débordement, ampleur, générosité)

Etrangeté, banalité : là où l’imaginaire du corps entre en jeu. Là où l’espace entre les choses se déploie. D’un détail sans éclat, d’une posture commune, ordinaire, la bascule d’une toute petite chose qui devient monde en soi qui ouvre des paysages. Où l’anodin voudrait frôler avec la poésie et les questions existentielles… non sans humour.

Espace tragique : contenu dans le point de suspension(s). La vie est une fête on dirait … » (Sophie Bocquet)

 

LA COMPAGNIE SB EN QUELQUES MOTS...

Danseuse formée au conservatoire de la Rochelle, Sophie Bocquet a été interprète dans différentes compagnies dont celle de Christian et François Ben AÏM. En parallèle, elle crée des solos et des performances. Depuis 2004, la rencontre avec des metteurs en scène tels que Bruno Lajara, Frédéric Maragnani ou encore Frédéric Fishbach lui ont permis d'approcher des écritures contemporaines et d'envisager d'écrire ses propres textes. En 2008, elle crée la Cie SB - Association Pied de Biche, plateforme d'échange entre artistes. Depuis 2015, elle participe à des projets en Europe centrale et orientale en collaboration avec le collectif Tumuls et la Cie Die Donau. En résidence longue au Théâtre de l'étoile du Nord, la compagnie arrive au Carreau du Temple pour sa prochaine pièce "La vie est une fête on dirait...".

 

CREATIONS

- Golden Girl (2006-2007)
- Slim (2009-2010)
- Lily "my happiness" (2011-2012)
- Jungle Speed "perdre est une question de méthode" (2014)
- Flip (2016)

 

POUR ALLER PLUS LOIN...

La compagnie est soutenue depuis 2011 par le Conseil Départemental de l'Essonne.
Elle est en résidence longue (2015-2018) au Théâtre de l'étoile du Nord.
Lauréate de la Fondation Beaumarchais-SACD, la compagnie a bénéficié d'une bourse pour les aider dans l'écriture de Jungle Speed.
 

 

Production Association Pied de Biche
Co-production Théâtre de l'étoile du Nord, scène conventionnée de danse

 

Partenariats et accueils en résidence La Pratique - Cécile Loyer Vatan. Le Carreau du Temple, Paris. La Ménagerie de Verre ( accueil Studio Lab), Paris. CND, Pantin. MJC François Rabelais, Savigny- sur-Orge. Château de Morsang-sur-Orge. Centre ANIM Binet et La Chapelle...

 

 

Crédits photos Didier Boussarie