Sara Favriau et Muriel Bourdeau

Pluridisciplinaire
Se faire feu et d’artifice

LE PROJET EN RESIDENCE

Une boite noire, 2 néons noirs, un tapis de matière malléable et lumineuse. Un danseur- performeur et un sculpteur plasticien sont sur scène et s’affairent durant 50 minutes. Un travail que co-signent la chorégraphe, Muriel Bourdeau et le sculpteur plasticien, Sara Favriau.

Jouer la lumière, contourner le lieu commun du sculpteur-plasticien qui intervient sur le danseur. Tous deux sur scène, ce sont deux corporalités et caractères antinomiques qui, à la fois, coexistent et s’affrontent. Atemporel, De Sisyphe au Golem il s’agit de re-jouer tout le registre vernaculaire, mais plus intrinséquement le registre aussi, contemporain, que la fluorescence estampille. A partir d’un pigment fluorescent, contenu dans une pâte à modeler, inventée et conçue main, puis répartie comme tapis de lumière. Le matériau circonscrit d’abord comme surface, se suffit à lui même, il est à la fois matière et scénographie. La lumière qui émane du sol, modifie le rapport du corps et de l’espace. Le danseur se fait invariablement modèle, matière et humain, entre les mains ou échappant aux mains du plasticien.

 

SARA FAVRIAU

Sara Favriau est née en 1983, elle vit et travaille à Paris. Sara explore les pratiques anciennes et actuelles. Sous forme de palimpseste, les technicités classiques se mélangent aux contemporaines. Sa recherche est une tentative de réflexion poétique sur les mécanismes de l’Histoire. Elle travaille à partir de matériaux collectés le plus souvent dans le monde de l’industrie et contourne la fonction originale du produit, le libérant de son chemin traditionnel pour lui faire emprunter un plus simple. De cette synthèse, nait la possibilité d’une histoire.

En 2014, elle remporte le Prix de la meilleure installation YIA Art Fair#04 et, en 2015, elle est lauréate du Prix Découverte des Amis du Palais de Tokyo. Cette même année, la Galerie Maubert lui consacre sa première exposition personnelle, La houle se déroulant au fracas de la coque (…), je sabrais l’écume. De février à mai 2016, Sara Favriau bénéficie d’une exposition personnelle au Palais de Tokyo : La redite en somme, ne s’amuse pas de sa répétition singulière. En 2017, elle expose au Domaine de Chaumont-sur-
Loire. Elle exposera au Mac Val en 2018.

 

MURIEL BOURDEAU

Au croisement de la chorégraphie, de la performance et des arts visuels, le travail de Muriel Bourdeau interroge la tendance actuelle des modèles de représentation : la porosité se fait plus tangible entre fiction et réalité et leur frontière se crypte. L’imagerie fait la part belle à l’intimité et à la singularité, où l’homme moderne s’invente. Partout le virtuel véhicule l’entre-soi. Processus qui, de l’invention de soi à sa médiatisation, devient moteur de la modernité. Muriel questionne le plateau comme espace de vraisemblance, faisant exister des «anti-bêtes de scène». Muriel Bourdeau intègre en 2006 la formation « Essais » au CNDC d’Angers sous la direction d’Emmanuelle Huynh. Au sein de sa compagnie née en 2008, elle réalise notamment « autoportrait » (2010), « le risque zéro (n’existe pas) » (2012) et « De la nécessité du vulnérable » (2014), pièces créées dans le cadre du festival ZOA à Paris. En 2010, elle est artiste invitée de Omi International Dance Collective (New York). Depuis 2015, elle étudie au sein du département Danse de l’UFR « art et esthétique » de l’université Paris 8 à Saint Denis.

 

INTERPRETE

JULIEN HERRAULT

Julien Herrault est né en 1982, il vit et travaille à Paris. Son travail s’articule autour de la matérialisation de l’intime et du dévoilement de soi à travers la notion de mémoire et le concept d’impermanence. Ces supports de recherche sont multiples : dessins, peintures, sculptures, sons et performances.

Il intègre en 2006 la formation ESSAIS au CNDC d’Angers.Il collabore dès 2006 avec Xavier Déranlot au sein de FANADEEP. En 2009, ils sont lauréats de la résidence Les inclassables de l’Institut Français. Jusqu’en 2013, ils présenteront leurs performances dans différents festivals (Jerk Off, Next, Ardanthé..) Depuis 2016, Julien Herrault travaille sur la création d’une trilogie. Il a présenté le premier opus WISYA au Festival Le Cabaret des curiosités, Scène Nationale Le Phénix Valenciennes, en mars 2017. Le deuxième opus, La mécanique nue, est soutenu par le Ballet Du Nord, Centre Chorégraphique National de Roubaix, La Ménagerie de Verre, Paris, l’Espace Pasolini Valenciennes et le Centre Dramatique National de Rouen. Julien Herrault est un artiste soutenu par le Pôle Européen de Création, Scène Nationale Le Phénix Valenciennes.