Patrick Laffont et Nicolas Guimbard

Théâtre - Arts Plastiques
projet m.d

Partition pour un plasticien et un acteur – Patrick Laffont et Nicolas Guimbard –, 

A love room s’inspire de C’est tout et de La Pute de la côte normande de Marguerite Duras. 

 

Dans cette “chambre d’écho, espace de projections, le silence demeure le point de départ” avec “le désir d’en appeler à la disparition de tout et dans tout mais précisément pour lutter contre les puissances d’anéantissements qui régissent notre monde”.

 

Dans le travail de Marguerite Duras, c’est l’acte d’écrire qui est le but. La résolution en est le livre. L’amour est le sujet ou le territoire du livre.
A Love Room, pourrait être le titre.

A love Room, une chambre d’amour.
Chambre d’échos, espace de projections. Sons et voix. Mémoires. Traces.
Grâce à un dispositif scénique réduit à sa fonction essentielle, celle de l’exposition, nous concevons une installation qui suggère l’espace de la chambre où l’on dort et fait l’amour autant que l’espace où l’on écrit.
Il n’y a pas grand chose sur la scène. Nous ne travaillons que sur la lumière qui oscille entre le noir de la salle et la lumière filtrée d’un monde extérieur. Et sur le son aussi.

Quelques effets techniques « déplacent » l’écoute par les spectateurs de la voix de l’acteur.
Il n’y a qu’un homme qui dit les mots de Marguerite Duras. L’acteur qui travaille à n’être que dans la parole naissante. Il y a aussi la présence silencieuse du plasticien qui manipule son installation. Là, on peut croire que nous sommes deux, avec l’être aimé qui aurait disparu peut-être. Alors l’imaginaire du spectateur s’anime.