Maxime Bonnin

Danse et Théâtre
Comment notre identité se forge-t-elle? Quels repères mettons-nous en jeu? Comment déjouer les formes conscientes et inconscientes de représentation que nous reproduisons?

LE PROJET EN RESIDENCE

MASCUS

Au commencement, le décor est planté : images de la virilité contemporaines, stéréotypes, simulacres de la masculinité et de la virilité. Dans ce jeu de parodies et d'humour, apparaît un état des lieux dérisoire, un idéal inatteignable. Puis par le prisme de battles ou de jeux de pouvoir, le rapport au groupe se dessine comme constitutif d'une norme. Les corps se toisent, posent, se comparent, s'affrontent et se modifient en fonction de leurs interactions. C'est ici que se construit la domination. Après l'épuisement et la fatigue de ces luttes, un resserrement vers l'intime s'opère. Les corps se construire une identité propre à partir de fragments genrés, créant de nouvelles façons d'être.

Cette création vise à mettre en branle la question de la domination masculine et des représentations du corps masculin. Par un jeu de postures, attitudes et de prise d'espace et de parole, les interprètes questionnent les codes et les règles de genre pour bousculer nos certitudes et nos jugements. Dans cette création se croisent des problématiques de genre, de domination, de langage et de corps.

 

LA COMPAGNIE

La Mab

Maxime Bonnin mène ses projets avec le soutien de Kraken, plateforme coopérative de développement artistique. Il est en train de développer sa propre structure, la MAB. Elle rassemble les différents acteurs de ses créations (interprètes, techniciens, administrateurs etc.), mais aussi des accompagnants extérieurs (chercheuse, performers, formateur, programmatrice etc.). Ses projets, qui mêlent création et recherche, traitent de la notion d’identité : comment la représenter en tant que construction culturelle et comment s’émanciper des contraintes et codes sociaux pour réinventer des ontologies propres?

Inspiré par des artistes comme Maguy Marin, Jan Fabre, Matthew Barney ou Nathalie Béasse, il travaille au croisement de différentes pratiques : théâtre, danse, arts visuels et performances. Il développe pour chacun de ses projet une esthétique forte et indépendante et met en place un travail autour du langage poétique (de parole et d’images), des individualités d’interprètes au service d’un projet et des questionnements tirés de problématiques contemporaines et sociales. La recherche d’expérience, aussi bien pour l’interprète que pour le spectateur, lui est centrale.

Depuis un an, il développe un travail au long cours sur la notion d’héritage, cherchant à lier transmission et émancipation. Cette recherche donne lieu à différents projets: le projet Deuil sur l’héritage personnel et culturel, Mascus sur l’héritage de norme et de genre, l’Agency project sur l’héritage politique et collectif et le projet Memo sur la mémoire comme média de transmission.

 

Maxime BONNIN, metteur en scène

Après l’obtention d'un DET au CRD de La Roche sur Yon en 2010, il travaille avec plusieurs metteurs en scène entre 2010 et 2017: Pierre Sarzacq, Christophe Rouxel, Florian Pourias. Il participe en 2014 à la création de Kraken, plateforme coopérative de développement artistique basée à Pol’N à Nantes dont il est toujours membre. En 2016, il signe se première mise en scène, Arrivé ici, qu’il reprend en 2017 (Nantes, Le Mans, La Roche sur Yon). En parallèle, il continue d'être interprète, notamment pour Alice Gautier, Moongaï, Ludivine Ambérré. Il continue de se former, notamment avec l’université d’été de la Haute Ecole des  Arts du Rhin et la PSA (Mehdi Farajpour - OrianTheatre Compagny) au Centre de danse du Marais à Paris. Il participe à la Petite Université de la Danse menée par la compagnie Yvann Alexandre et avec laquelle il travaille sur la création de En Armes. Sa prochaine création, Mascus, sortira en 2020.

 

une création de Maxime Bonnin

avec Arnaud Ménard, Marion Parpirolles, Alice Tremblay

collaboration artistique : Coline Barraud

création lumière : Vincent Chrétien

production déléguée à Kraken, plateforme coopérative de développement artistique.

© Coline Barraud