Feu! Chatterton

Musique
“Le rock français, c’est un peu comme le vin anglais”. Cette citation attribuée à John Lennon a peut-être longtemps corseté les ambitions de nos musiciens hexagonaux. Et pourtant, le groupe Feu! Chatterton parvient à accorder avec brio la langue de Molière et les rythmiques sauvages et élégantes du rock anglo-saxon.

Après un premier album, Ici le jour (a tout enseveli), qui a très rapidement fait du groupe l'une des figures de proue de la nouvelle chanson française, et une tournée épique achevée a l'Olympia, Feu! Chatterton vient de sortir son nouvel album, L'Oiseleur, ode au temps béni de l'amour perdu.

C’est lors d’un voyage en terres italiennes et ibériques que les premiers textes de L’oiseleur prendront forme. Inspiré par de longues flâneries dans les jardins sans âge de l’Alcazar ou de Grenade, ce second album semble se dérouler dans la lumière d’un après-midi andalou, à l’heure de la sieste, les sens toujours en éveil.

À cette heure où l’on revit en rêve le tendre passé qui jamais ne passe. “Il suffit de l’accepter. L’acceptation, c’est le mot clé, je crois”, dit le chanteur Arthur à propos du disque. Au cimetière des Fontanelle, à Naples, où les vivants viennent embrasser et chérir les crânes des défunts, Arthur comprend que “la finitude, la mort, peuvent trôner sans douleur. Les choses s’achèvent. En avoir conscience nous fait les aimer d’autant plus quand elles sont là”. Des thématiques qui, bien entendu, se reflètent à l’infini au sein de L’oiseleur.

Cette saison, Feu! Chatterton s'installe en résidence au Carreau du Temple, pour y créer, composer, répéter de nouveaux morceaux et préparer son nouvel album. Artistes associés au Carreau du Temple pour la saison, les membres de Feu! Chatterton proposeront également au cours de l'année scolaire un parcours d'initiation à la composition musicale et à la pratique de la musique en groupe à des classes du quartier du Carreau du Temple et de La Courneuve.