[Compagnie Louve]

Danse
Dance me deep est un projet de recherche sur les manifestations de l’inconscient, une plongée dans les profondeurs oniriques.

// Le projet en résidence

 

DANCE ME DEEP

La pièce travaille au surgissement de l’enfoui sous forme corporelle, visuelle et sculpturale, en proposant un dialogue entre danse et technologies 3D. Parce qu’il est constitutif de notre humanité, le rêve est à la fois à chacun et à tous, il nous singularise et nous unit. En résulte un désir de proposer au spectateur une expérience immersive, qui s’appuie sur une collaboration avec des chercheurs en neurosciences cognitives.

Le contenu de la pièce repose sur une collecte de matériaux (vidéos de sommeil, enregistrements et retranscriptions de rêves et cauchemars, création d’une base de données sous forme de « catalogue de nuits »), qui permettent de retrouver et écrire par la danse la trace de la nuit. Simultanément, les données des rêves sont transformées, analysées et transmises à un bras robotisé 3D qui va proposer sa propre interprétation des rêves et devenir une fabrique de poésie

Entre exploration de l’intime et enjeux technologiques, le corps est le point de départ et de retour, la machine qui produit la machine, révélatrice de nos facultés cachées dans un état de conscience modifié. Sur scène, le dispositif correspond à une hybridation entre différents outils 3D (bras robotisé, scanner à main...) et une installation vidéo. Au fur et à mesure que les objets s’accumulent dans l’espace, le corps de l’interprète se retrouve inscrit dans la poétisation manufacturée de sa cartographie mentale. 

 

// La Compagnie : 

 

Fondée en 2012, la [Compagnie Louve] est une compagnie francilienne qui porte les projets de Christine Armanger. Elle crée des pièces chorégraphiques, plastiques et performatives : Pourpre (2013), Sophie (2014), Edmonde et autres saint(e)s (2016), pièce lauréate 2017 du programme Hors les murs de l’Institut Français. Christine Armanger s’intéresse tout particulièrement au cérémoniel, au double et aux heurts de l’intime, et déploie des climats esthétiques et sensitifs prononcés. Dans ses créations, l’un des enjeux primordiaux consiste à stimuler l’inconscient, entre intime et universel. Tout part toujours d’une image, de la volonté d’une image. Une image qui tremble. Et c’est ainsi que naît chaque pièce : par une obsession rétinienne. Autour de cette image, c’est-à-dire autour du corps vivant comme outil pour produire cette image, il s’agit de traverser différents régimes de perception, de sensible, d’affect et de trouble.

Entre spectacle vivant et art contemporain, Christine Armanger a présenté ses pièces et performances à micadanses, au Silencio, à la Loge, au Générateur, à la Cité Internationale des Arts (Paris), à la Villa Médicis (Rome), au Palais des paris (Tokyo, Japon) et à la Galerie Thaddaeus Ropac (Pantin) dans le cadre de la 69e édition de Jeune Création.

 

Une création de Christine Armanger & Justine Emard

Chorégraphie et interprétation : Christine Armanger

Vidéo et programmation : Justine Emard

 

Crédit photo : © Christine Armanger & Justine Emard - ADAGP

Mentions : avec le prêt de studio à la Briqueterie - CDC du Val-de-Marne, résidence au Cube - Centre de création numérique, résidence au Carreau du Temple