CIE L'ECLABOUSSEE

Danse
Slang ou le bruit de la langue : un duo sur la parole et son développement chez l'être humain

LE PROJET EN RESIDENCE

Slang ou le bruit de la langue porte sur la relation du corps au langage et son développement chez l'être humain lors de ses quatre premières années. Slang souhaite particulièrement questionner la dissociation de la voix et du mouvement, une étape fondamentale dans le processus de développement de l’enfant. Que reste-t-il chez l’adulte de ce lien entre la parole et le mouvement du corps ?

Slang prolonge une recherche autour du corps et du langage entamée avec On dirait On. Il vient sonder le pouvoir performatif du langage, sa capacité d’agir sur le monde mais aussi son ancrage dans la sensation, la tentative de dire l’intérieur de nous-même et de le partager avec les autres.

A la manière de La comédie humaine de Balzac, Slang s’inscrit dans une étude sur les différents âges de la vie. Avec A L’orée il s’agissait de se pencher sur les bébés de la naissance à la marche, vers 2 ans environ ; avec Slang, c’est une plongée dans le développement du langage chez les enfants de 2 à 4 ans.

La création jeune public est un cadre pour prendre le temps de revenir à des questions fondamentales à la fois sur le spectacle - que vient apporter le spectacle, quelles sont les conditions de réception pour le spectateur ? Qu’est-ce qui le met en état d’empathie ? – et sur la relation du corps au langage - quels sont les fondements de la parole et ses relations avec nos sensations, notre perception ?

 

LA COMPAGNIE L'ECLABOUSSEE

L’éclaboussée se construit à partir du dialogue entre Céline Dauvergne et Stéphanie Moitrel pour qui l’art est la possibilité d’une expérience. Travailler la perception comme activité productive de sens, comme une véritable invention pour produire un art qui soit un outil à défaire les stéréotypes de la perception.

L’éclaboussée en plusieurs points :

1. L’art comme expérience
2. L’art comme expérience inscrite dans un contexte, une situation présente
3. L’art comme lieu d’absence de maîtrise, lieu où l’on ne sait pas ce qui va arriver
4. L’art comme lieu d’expérimentation d’organisations collectives

Céline Dauvergne et Stéphanie Moitrel ont respectivement créé En Creux (présenté au Théâtre de l’Echangeur en avril 2011) et I Think not (créé au Théâtre du Colombier dans le cadre du festival Concordan(s)e en avril 2012), adaptations de deux partitions solo de Deborah Hay. Ces deux solos mettent en exergue la relation du danseur à son environnement et particulièrement aux spectateurs : dans un dispositif bi-frontal pour En Creux, circulaire pour I Think not. On dirait On réunit autour des deux artistes chorégraphiques le comédien Richard Sandra. Les trois artistes tentent alors de s’organiser  alors qu’ils n’ont pas le même langage. En découle une oeuvre chorégraphique qui flirte avec le théâtre, la performance et la poésie sonore.

Autre élément moteur du travail de la compagnie : l’inscription de l’art dans un contexte. A l’orée, dispositif chorégraphique pour les enfants de 3 à 24 mois, est née d’un processus de recherche in-situ avec des temps d’observation et des temps participatifs. D’autres créations naissent de leur relation avec un territoire et ses habitants. Les œuvres chorégraphiques tels que Déplacement Opus 3 et Transformations Silencieuses, qui ont été créées avec un groupe de femmes retraitées lors d’une résidence au sein du territoire de la Porte d’Aubervilliers (Paris), flirtent avec le documentaire. Enfin, J’s’rais un animal, j’t’aurais bien mordu, pièce de groupe pour 50 enfants, a été créée lors d’une résidence au sein d’une école polyvalente.

 

DISTRIBUTION

Chorégraphie : Céline Dauvergne

Interprètes : Stéphanie Moitrel et Virginie Thomas.

 

 

Crédits photos Richard Sandra