CinéClub : Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon d’Elio Petri

Mardi 28 janvier
Projection, Temps fort
Fidèle programmateur du Cinéclub du Carreau du Temple, CinéCaro - « un cinéma de quartier ouvert sur le monde du cinéma » - jette cette année les projecteurs sur le thème du pouvoir.

Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon s'inscrit dans le cycle de portraits de la société italienne que le réalisateur Elio Petri a entrepris, il y raconte la police, le pouvoir politique et la corruption. Elio Petri se serait réfugié à Paris quand Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon sortit en Italie. 

 

Sorti en 1970, ce film consacre Petri à l'international et remporte plusieurs prix :

  • Prix spécial du Jury au Festival de Cannes 1970.

  • Prix FIPRESCI du Festival de Cannes 1970.

  • David di Donatello du meilleur film 1970.

  • Prix Edgar-Allan-Poe 1971 du meilleur scénario pour Ugo Pirro et Elio Petri.

  • Oscar du meilleur film en langue étrangère 1971.

  • Ruban d'argent du meilleur réalisateur 1971 pour Elio Petri.

  • Ruban d'argent du meilleur acteur 1971 pour Gian Maria Volontè.

  • Nomination au Golden Globe du meilleur film en langue étrangère 1971.

  • Nomination à l'Oscar du meilleur scénario original 1972.

 

SYNOPSIS : En Italie, au début des années 70, le chef de la brigade criminelle est sur le point d’être promu au poste de directeur de la section politique. Persuadé que ses fonctions le placent au-dessus des lois, il égorge sa maîtresse, Augusta Terzi, au cours de leurs joutes amoureuses. Avec un sang-froid parfait, il met tout en œuvre pour prouver que personne n'aura l'intelligence, ni même l'audace, de le soupçonner et de troubler ainsi la bonne hiérarchie sociale. Il s'ingénie à semer des preuves accablantes, relançant l'enquête quand celle-ci s'égare...

 

 

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EN PARTENARIAT AVEC CINÉCARO

Au même titre que l’intarissable question de la sensualité abordée la saison dernière exigeait un angle de sélection, celle du pouvoir regorge d’attraits et d’enjeux cinématographiques et c’est selon un parti pris précis que CinéCaro propose quelques morceaux choisis parmi le panel de chefs-d’œuvre consacrés à cette problématique. Il s’agit d’offrir un panorama de la diversité des lieux de pouvoir et des modes opératoires qui leur sont associés. De fait, le pouvoir ne régit pas seulement la sphère politique, mais envahit aussi les espaces de la vie quotidienne : l’école, les religions,  le couple, l’entreprise. Le cinéma, après d’autres formes d’expression artistique, la littérature en particulier, pose la question du pouvoir dans toute sa complexité : la pluralité de ses modalités d’exercice, les contresens et ambivalences des motivations qui poussent à le rechercher, puis à le conquérir, enfin à le préserver jalousement, la fin justifiant les moyens, selon la loi du plus fort.  Dans le même temps, CinéCaro s’attache à présenter des œuvres qui, sans naïveté aucune, montrent la possibilité de résister, ou encore agissent par le rire, jubilatoire inversion du rapport de force. Ces films nous incitent ainsi à penser notre place et notre marge de latitude entre les mailles des pouvoirs, quelles que soient leurs formes.

Les films d’auteur programmés, fictions ou documentaires, sont tous suivis d’un débat avec une personnalité invitée.

 

► LES FILMS DE LA SAISON

Mardi 8 octobre 2019 : Z de Costa-Gavras (1969, 2h05)

Mardi 5 novembre 2019 : La Gueule de l’emploi de Didier Cros (2011, 1h34)

Mardi 28 janvier 2020 : Enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon d’Elio Petri (1970, 1h55)

Mardi 25 février 2020 : La Mort de Staline d’Armando Iannucci (2017, 1h47)

Mardi 31 mars 2020 : Récréation de Claire Simon (1992, 54 min)