Das Plateau

Théâtre
Créé en 2008, Das Plateau réunit Jacques Albert - auteur/danseur, Céleste Germe - architecte/metteuse en scène, Maëlys Ricordeau - comédienne et Jacob Stambach - auteur/compositeur. Ensemble, ils proposent des formes hybrides qui confrontent théâtre, cinéma, musique et danse contemporaine.

DAS PLATEAU
Jacques Albert, Céleste Germe, Maëlys Ricordeau, Jacob Stambach

Entre 2008 et 2010, le collectif est accueilli en résidence à Mains d’Oeuvres (Saint-Ouen). Entre 2010 et 2012, Das Plateau est en com-pagnonnage avec Diphtong Compagnie (dir. Hubert Colas), puis en 2013, accueilli en résidence au Théâtre de Vanves. Das Plateau est membre du collectif de compagnies 360, fait partie du collectif artistique de la Comédie - CDN de Reims, est accueilli en résidence au Pôle Culturel d’Alfortville et artiste associé au Carreau du Temple.

Depuis sa création, Das Plateau a réalisé six spectacles et cinq performances. Les derniers projets de la compagnie (Cours les Prairies, Notre Printemps, SIG Sauer Pro, Le Bon Chemin et Dia de macho, vispera de nada) prennent pour point de départ les textes de Jacques Albert, publiés aux Editions Théâtrales. Depuis 2014, Das Plateau part à la rencontre de nouvelles écritures parmi lesquelles celles de Pablo Gisbert et de Marie Darrieussecq. Das Plateau a notamment présenté son travail sur France Culture, au Théâtre National de la Colline, au Théâtre National de Strasbourg, au Centre Dramatique National de Gennevilliers, au Centre Dramatique National de Reims, au Lieu Unique à Nantes, au Théâtre Garonne à Toulouse dans le cadre des Soirées Nomades de la Fondation Cartier, à La Ménagerie de Verre ou à Montevideo dans le cadre du Festival Actoral à Marseille. Depuis 2012, Das Plateau développe également un enseignement de la mise en scène et de la création dans différentes écoles supérieures d’art dramatique telles que La Manufacture à Lausanne (HETSR), l’ENSATT à Lyon, l’ESAD à Paris.

Si Das Plateau développe une écriture scénique totale dans laquelle son, musique, espace, image, corps, présences et texte se rencontrent, la pluridisciplinarité mise en œuvre répond plus à une logique de choc qu’à une logique de fusion. Chaque discipline est ainsi envisagée en elle-même, dans son intégrité et son pouvoir sensuel spécifique, et rencontre les autres sans hiérarchie prédéterminée. Les textes sur lesquels travaille le collectif - qu’ils soient écrits, ou pas, pour le théâtre - correspondent à cette volonté de créer des œuvres qui tout en développant des univers fictionnels puissants et troubles, explorent les rapports qu’entretiennent présence et représentation, narration et abstraction, à la fois en termes de sens, de structure et de perception. C’est également dans cette pensée que Das Plateau développe depuis plusieurs années un travail cinématographique qui rencontre la scène de manière frontale.

Profondément marqués par le travail de Roméo Castellucci et faisant leur cette phrase de Pierre Michon « l’art ajoute à l’opacité du monde », les spectacles du collectif cherchent à mettre à jour, au delà du discours, le dessous des choses, ce qui ne peut se dire, ce qui ne peut s’articuler, ce qui dans la complexité du monde ne peut ni se dissoudre, ni se résoudre. La beauté qu’ils tentent de mettre en œuvre sur le plateau est tout le contraire d’un académisme, elle porte à la fois la marque de la violence du monde et la possibilité d’un espoir.

 

PRÉSENTATION DE LEUR PROCHAINE CRÉATION

IL FAUT BEAUCOUP AIMER LES HOMMES
d'après le roman de Marie Darrieussecq © P.O.L éditeur (2013)

Il faut beaucoup aimer les hommes est un roman, une fiction, une histoire d’amour. Solange est blanche, Kouhouesso est noir. C’est un roman sur l’amour brûlant, sur l’amour passion, sur un amour douloureux et asymétrique : elle ne regarde que lui, lui regarde ailleurs. Il a un grand projet. Il veut réaliser l’adaptation cinématographique de la nouvelle de Conrad, Au Coeur des ténèbres. Et partir tourner le film en Afrique. La scène se passe à Los Angeles, ils sont acteurs, tous les deux. Il veut sortir des studios d’Hollywood et plonger dans la forêt. Pour la première fois, Das Plateau s'empare de l'écriture de cette immense écrivaine et se saisit de sa dernière oeuvre qui parle d'amour et de racisme, du féminin et du masculin, de la manière dont l'histoire des peuples s'immisce à l'intérieur de l'histoire des hommes.

EQUIPE
CONCEPTION ET RÉALISATION :
DAS PLATEAU
JACQUES ALBERT / CÉLESTE GERME / MAËLYS RICORDEAU / JACOB STAMBACH
Mise en scène : Céleste Germe
Dramaturgie : Jacques Albert
Composition musicale et sonore : Jacob Stambach
Avec : Cyril Guei et Maëlys Ricordeau
Création lumière : Robin Kobrynski
Scénographie : James Brandily
Régie son : Adrien Kanter
Administration - production - diffusion : Emilie Hénin - Bureau FormArt

PRODUCTION (en cours)
La Comédie de Reims - Centre Dramatique National
Centre Dramatique National d’Orléans / Loiret / Centre
Théâtre Ouvert, Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Montévidéo, Marseille / Festival Actoral
Pôle Culturel d'Alfortville
La Ferme du Buisson, Scène Nationale de Marne-la-Vallée
Théâtre Paul Eluard, Scène Conventionnée de Choisy le Roi
Avec le soutien du Fonds de dotation POROSUS

Photo du collectif Das Plateau ©Emilie Arfeuil
Photo "Dia de mucho, vispera de nada" ©Sylvain Couzinet Jacques
Photo "Cours les Prairies" ©Alexandre Kolinka
Photo "Cours les Prairies" ©Das Plateau
Photo "Il faut beaucoup aimer les hommes" ©Das Plateau
Photo "Scenes pour une conversation après le visionnage d'un film de Michaël Haneke" ©Andres Donadio
Photos "Notre Printemps" ©Das Plateau