Collectif TDM saison 2016

Théâtre
Présent en 2015 dans le cadre du programme incubateur "Jeunes Talents / Jeunes Créateurs", le collectif TDM est revenu en 2016 au Carreau du Temple pour une semaine de résidence.

Le collectif TDM
Les limites du TDM ne sont pas strictement définies. Cet aspect collectif à géométrie variable trouve son sens dans l’idée de chantier, d’expérience, d’espace-temps, au sein desquels chacun devient le temps du projet, un co-équipier du TDM. Le Théâtre, la Danse et la Musique sont les piliers du travail du collectif depuis sa création. Porté depuis 2011 par Sarah Gerber et Matěj Hofmann qui en constituent le noyau dur en tant que directeurs artistiques, le collectif TDM se reconnaît comme un chantier de recherche et d’expérimentation théâtrale collective.

Le parcours professionnel du TDM commence en 2011 avec la création collective Le Cas Woyzeck à partir de Woyzeck de Büchner. Ce projet reçoit le « Prix Spectacle Vivant 2013 » du Festival Ici&Demain de la Ville de Paris et le second « Coup de Coeur du Public 2013 » du Festival des Arts de la Scène d’Artois, à Arras. Ce premier spectacle signe le début du projet de fresque théâtrale consacrée à une recherche formelle et esthétique autour de la figure du héros intitulée ANTI-HéroS.

Fin 2014, le TDM est invité à participer à la « Saturday White Fever » Carte Blanche à la jeune création organisée par le Théâtre Paris-Villette pour sa réouverture.

En 2015 s’achève la deuxième création du TDM, CÉSAR ou Le Projet Jules César à partir de Jules César de Shakespeare. Pour ce projet, le TDM a été sélectionné au dispositif d’accompagnement de jeunes créateurs (Carreau du Temple / Mezzanine-Spectacles) « Incubateur International » du Carreau du Temple à Paris pour la saison 14/15.

En 2016, le TDM crée son premier solo L’Opium du pouvoir à partir des discours de Wladislaw Gomulka, Ryszard Siwiec, August Spies et d’autres matériaux. Ce projet est accueilli en résidence de création à Mains d’Oeuvres et à la Comédie-Française.

Le projet
L'action prend lieu et place à Rome en -44 à l'aube d'un événement qui allait changer la face du monde: l'assassinat de Jules César.

Le spectacle aurait pu s’appeler « César et ses fils » tant le travail sur la famille, la filiation et la révolte contre le(s) Père(s) est présente. La famille est la première cellule sociétale et c’est par ce prisme qu’est regardée l’oeuvre de Shakespeare, que les liens sont explorés, les codes questionnés. L’incarnation de César par une jeune actrice androgyne est la clef de voute de ce travail : tantôt mère, tantôt père, amant(e), ami(e), les fils se croisent, se croisent, s’entremêlent, jusqu'à tisser le funeste noeud qui se resserre autour de la frêle gorge de la famille. Et l’étouffe. À mort.

Le travail sur le message émotionnel est omniprésent et tend à se clarifier progressivement. Le choix de travailler des pièces du Répertoire comme segments du patrimoine mondial s’inscrit dans la volonté de trouver en chacune ce qui n’est pas écrit, ce qui n’est pas visible à « l’oeil nu », lire entre les lignes de l’auteur. Les digérer collectivement pour dresser un auto-portrait de notre humanité au plus près de nos contradictions et de tout ce qui nous rend profondément humain, afin de mettre à jour dans une enquête anthropologique la bonté du monstrueux, la bassesse du héros, les faiblesses et forces de chacun.

La recherche alliant musique live, théâtre physique, improvisation verbale à une esthétique brute, a permis de développer une démarche où le texte sert de structure et le mouvement de partition chorale dans un souci toujours plus fort de jouer le présent et trouver dans la sincérité de l’interprétation des acteurs le moyen de croire et de faire croire.

Photo : ©Maelus Angel Photography

 

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