CONCORDAN(S)E 2017

Jeudi 16 mars
Festival, Danse
Le Festival Concordan(s)e, c'est une rencontre inédite entre un chorégraphe et un écrivain.

CONCORDAN(S)E – Rencontre inédite entre un chorégraphe et un écrivain
Jeudi 16 mars / 19h30 / Scène – Tarif B

Concordan(s)e passe une commande à un chorégraphe et à un écrivain qui ne se connaissent pas au préalable. Ils vont découvrir leurs expériences respectives, cheminer ensemble pour nous dévoiler le fruit de leurs échanges, de ces croisements entre le geste et le mot. Le chorégraphe et l’écrivain interprètent ensuite face au public une chorégraphie et un texte inédits. Ces rencontres offrent à chaque fois des formes inattendues, des créations inédites qui donnent à cette expérience toute sa richesse, son originalité. L’intention de ces rencontres est de découvrir, sur un même espace, le chorégraphe et l’écrivain dans cet acte artistique commun.

 

3 duos proposés dans la même soirée :

Gilles Verièpe et Ingrid Thobois 
L’ARCHITECTURE DU HASARD

Concordanse - "L'architecture du hasard" de et avec Ingrid Thobois et Gilles Vérièpe from LA BIBLIOTHÈQUE on Vimeo.

Le projet « l'architecture du hasard » interroge le cheminement hasardeux de l’existence qui les a notamment amenés à se rencontrer. Plus largement, cette pièce écrite et dansée soulève la question de ce qui préside à toute rencontre, chaque seconde ayant une influence sur celle qui suit, dans un minutieux et stupéfiant lien de causalité que seule la mort a (peut- être) le pouvoir d'interrompre.
Appelons cela « hasard », « coïncidence », « destin », appelons cela « architecture du hasard ». C’est toujours de vertige qu’il s’agit lorsqu’il est question du sel de l’exis- tence qu’est la rencontre.

Raphaëlle Delaunay et Sylvain Prudhomme
IT’S A MATCH 

It's a match - Raphaëlle Delaunay / Sylvain Prudhomme - Médiathèque Romain-Rolland, Romainville from La filière chinoise on Vimeo.

It’s a match : comme la petite annonce qui s’affiche sur les applications de rencontre, lorsque deux profils se trouvent. It’s a match : ça colle, ça marche, mais ça «matche» aussi, à tous les sens du terme. Ring. Rounds. Elle danse. Il parle. Enfermés ensemble dans un carré de 6 mètres sur 6 ils se cherchent, se mesurent, s'éprouvent. C'est quoi, être deux ? C'est quoi, l'amour ? Est-ce que ça s'explique ? Est-ce que ça se fait ?
Il s’efforcent en tout cas de se frayer un chemin l’un vers l’autre, recommençant toujours l’éternelle parade du désir et de ses volte-face.

Edmond Russo, Shlomi Tuizer et Bertrand Schefer
ZÉRO, UN, TROIS, CINQ

« J’aime bien oublier. D’ailleurs il n’y a pas grand-chose à faire pour oublier. Ça vient tout seul. Ça peut sembler un peu paresseux de dire, j’aime bien oublier. Comme dire j’aime bien dormir. On peut penser que ça demande encore moins d’effort d’oublier que de dormir. Ce n’est peut-être pas vrai.»

Dans le trio, il y avait deux corps et la voix de celui qui s’apprêtait à dire l’oubli et l’absence où il cherche ses mots. Mais un événement est venu tout changer et voilà que l’absence s’est invitée sur scène. Zéro, un, trois, cinq est un huis clos pour une ou plusieurs voix. 
Des mots et des gestes pour dire et faire apparaître cet événement. Nous sommes là pour partager cette histoire, pour exprimer notre présence et expliquer notre absence. Nous devenons un pour l’écrire, et celui-ci se multiplie pour nous mouvoir. Nous sommes trois, plus ou moins, et nous distribuons les rôles. Ceux qui sont ici et ceux qui sont là-bas, ceux qui restent et ceux qui partent... « Une présence pour l’absence pour une présence. » 
Seul sur un plateau nous tenterons le possible. Je ferai de mon mieux et j’y serai ensemble.