La Ville au Corps

Jeudi 14 au dimanche 17 avril
Festival, Projection, Conférence, Art contemporain
Du 14 au 17 avril, découvrez au Carreau du Temple, un festival d'art vidéo d'un nouveau genre, La Ville au Corps ! Au programme, quatre jours consacrés aux mille visages de la ville à travers projections, rencontres, bal(s), vidéos d'artistes en consultation !

♦ Des projections et rencontres, à travers 3 grandes thématiques : Après la Ville / Le corps d'une ville / La ville qui vient.
Projections et débats animés par des professionnels issus de champs disciplinaires variés (urbanistes, architectes, artistes, réalisateurs…) et qui permettent de croiser les regards et d’apporter de nouveaux angles d’approches.

♦ Des vidéos d’artistes 
Installez-vous confortablement dans les canapés sous les verrières et consultez une quarantaine de vidéos d'artistes en toute liberté, comme à la maison. Au programme, la découverte des métamorphoses urbaines !

♦ Bal(s)
Bal virtuel, bal réel... Danseurs, acteurs ou spectateurs, venez danser dans les Halles le samedi 16 avril pour fêter ensemble La Ville au Corps, aux côtés du Petit Orchestre Parisien !

♦ Croque la Ville
A table avec Mordu ! et Les Dîners Bons ! 

 

La parole aux commissaires...

Il a été confié à Jeanne Brun, directrice du Fonds Municipal d'Art Contemporain (FMAC), et à Jessica Castex, commissaire au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, le soin de développer une réflexion sur la représentation artistique de la ville, qui donne lieu en avril à cette première manifestation.

La programmation, déroulée sur quatre jours et constituée d'une quarantaine de vidéos, dont une partie provient de la collection du FMAC, développe trois axes, qui rendent compte des cycles d'existence des villes, du chaos à la renaissance. Commençant par une fin, sur les ruines instantanées de la cité, elle infiltre les zones troubles de la menace, du malaise et de l'indétermination entre forces destructrices et constructives. Tchernobyl, Fukushima ou Detroit sont des figures de cette Babel moderne, et témoignent du tremblement des métropoles contemporaines.
Dans ce mouvement des villes, il y a cependant davantage que l'accident : il y a le travail des lignes de forces, des respirations, des invisibles mouvements de terrain que tisse la présence, individuelle ou collective, de l'humain dans son environnement. A l'image des song lines des aborigènes, qui donnent corps au territoire par la marche et le chant, certaines approches au cœur de nos villes - déplacements, dérives, luttes pour l'espace - donnent à penser notre co-existence, et notre responsabilité vis-à-vis de ce territoire.
"Là où est le danger, croît aussi ce qui sauve" (Hölderlin). Corps organique, la ville est aussi capable de régénération : la ville pharmakon génère sa propre thérapeutique. La cité reste un lieu saturé d'imaginaires, de mythes, de récits, lieu de cristallisation et de renouvellement des utopies. La ville qui vient est en puissance dans ce terreau : son actualisation, au sens philosophique, dépend de notre capacité d'imagination, d'anticipation et de création.

L'accès aux projections et aux discussions dans l'auditorium du Carreau du Temple sera libre. En complément, le public sera invité à visionner les vidéos dans un format de consultation, dans des espaces dédiés situés dans la Halle.

 

Pour encore plus de précisions : 

Dossier de présentation La Ville au Corps 

Feuille de salle La Ville au Corps

En partenariat avec le Fonds Municipal d’art contemporain